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Les religions du désert :
Judaisme, Christianisme, Islam.
Le Monothéisme et ses avatars :
Robert DUN «Vers l'Europe Retrouvée ou la Mort ! » Edité par Crève-Tabous
Il est difficile de situer les origines premières du monothéisme. Il est certain que les trois religions les plus monothéistes sont issues de la Bible juive. Mais celle-ci n'est pas monothéiste dès ses débuts. Elle ne l'est clairement devenue qu'avec le décalogue de Moïse.
Le Christianisme se pose comme la religion du Messie attendu par Israël. Au début du Coran, Mouhammad conseille à ses disciples de ne pas perdre trop de temps avec les païens et de tenter d'agir plutôt sur les Juifs et les Chrétiens qu'il appelle « les hommes du Livre ». On peut donc considérer le Judaïsme à partir de Moïse comme source des trois grandes religions monothéistes.
Une constatation s'impose : ces trois religions, ont pris naissance dans des zones de climat tropical à dominante désertique. Ernest Renan constatait déjà : « Le désert est monothéiste ».
Intrigué par la remarque d'Ernest Renan et le lien apparent entre climat et religion, nous avons approfondi sur ce point la recherche et la réflexion. Notre instrument de discernement a été la psychanalyse des quatre éléments de C.G Jung.
Notre premier point d'interrogation a été celui du pourquoi des genres grammaticaux du soleil et de la lune, le soleil semblant bien être la source concrète du monothéisme. Chez les peuples du Nord, le soleil est de genre féminin et la lune, de genre masculin, ceci contrairement aux langues des peuples méditerranéens, nord-africains et proche-orientaux. La chose est aisément explicable : dans les pays froids, le soleil est ressenti comme doux, donc féminisé. Inversement, la lune est l'astre des longues nuits hivernales, par là ressentie comme dure et masculinisée.
Inversement, dans les pays tropicaux, surtout si, en outre, ils sont à dominante désertique, le soleil est ressenti comme dur, desséchant, comme un feu contre lequel il faut se protéger. Il est un dominateur masculin. La nuit par contre est douce et la majorité des animaux du désert sont des nocturnes. L'astre de la nuit, la lune, s'en trouve féminisé et les femmes ressentent la lune comme l'astre de leur fécondité.
Le reflet politique du monothéisme solaire est la monarchie absolue de droit divin, monarchie imposée à l'Europe par le Christianisme, alors que nos rois antiques, malgré la sacralité reconnue de leur sang ( voir le mythe d'Arthur) n'avaient d'autre pouvoir que de veiller au respect du droit coutumier.
Ces faits suffiraient à réfuter l'assertion d'Hippolyte Simon selon laquelle l'esclavage serait impossible dans une société d'inspiration biblique, tandis que ce dernier serait un fait Païen. Mais il est bien d'autres faits également significatifs.
Le reflet social du monothéisme est la dévalorisation de la femme. Exclue du divin, celle-ci sera objet de méfiance, accusée d'être la tentatrice responsable de la perte du paradis terrestre.
Dans les sociétés où la femme est dévalorisée, il y a un contrepoids à cette injustice : soumis à l'influence puissante de son archétype mâle, le feu solaire, l'homme du désert est sexuellement survolté. La femme, au contraire, manquant d'eau soumise elle aussi à la puissance solaire, incline à la masculinisation et à la frigidité. Dans ces civilisations monothéistes, la circoncision vise à combattre l'excessive sensualité des hommes et l'excision du clitoris vise à combattre la masculinisation des femmes.
L'homme étant plus demandeur que la femme, celle-ci est la plus forte dans la vie intime et elle ne se gêne pas pour exploiter la situation. La prostitution conjugale est encore de nos jours une pratique courante dans certaines sociétés musulmanes, la femme exigeant un cadeau à chaque accouplement.
Tout sentiment de faiblesse engendre un complexe de culpabilité. Le Sémite a bien tenté de rejeter la faute sur Eve, la tentatrice. Malheureusement pour lui, on peut mentir à tout le monde, mais non à son propre inconscient. Il a donc éprouvé le besoin de se libérer de son mensonge et a créé pour cela le rite du bouc émissaire, chassé chaque année au désert, chargé de tous les péchés d'Israël. Or le bouc est l'archétype de la sexualité mâle.
Tel est le terrain bourré de pathologie d'où est sorti le monothéisme. Religion d'un Dieu d'amour ? La bonne blague ! Lisez les consignes données aux Juifs pour la conquête du pays de Chanaan. Ce sont de consignes de génocide total qui culminent contre les Amalécites : « …et chez les Amalécites vous tuerez même les vaches ». Non seulement le décalogue ne dit rien des devoirs envers les enfants, mais il n'interdit pas le mensonge ; il interdit seulement le faux témoignage devant les tribunaux. Si vous en doutez, prenez une Bible et donnez-vous la peine de vérifier.
Et vous voudriez nous faire considérer cette Bible comme un progrès spirituel de l'humanité ? Non, Messieurs ! Pour avaler de nombreux mythes de la Bible, par exemple la fécondité de Sarah à 80 ans, Samson tuant 3000 Philistins avec une mâchoire d'âne, il ne faut pas avoir plus de 12 ans d'âge mental. A côté de l'absurde, que de vilenies telles l'histoire du plat de lentilles, de Joseph vendu par ses frères, que l'explosions de haine jalouse, de calomnies !
Nous voyons dans la Bible des engrenages mégalomaniaques : Moïse présentant comme message divin ce qu'il extrait de son buisson ardent intérieur, de sa fièvre du Sinaï, de cette montagne de « l'homme de la lune », du grand vieillard à la lanterne de la psychanalyse jungienne. Le mythe de peuple élu est la parque évidente d'un complexe d'infériorité. La haine des Philistins ne venait-elle pas du fait que les Hébreux avaient dû solliciter ces derniers de leur enseigner la métallurgie ? Le fait est en toutes lettres dans la Bible.
Et quand Salomon voulut faire construire son célèbre temple, il dut recourir aux Tyriens et à leur meilleur architecte, Hiram, lequel fut d'ailleurs assassiné par ses ouvriers (Autre indice du fait que le niveau technique des Hébreux devait être plutôt bas et qu'autour de Salomon ont dû naître pas mal d'affabulations.)
Bien des intellectuels catholiques ont dû se sentir gênés par le parrainage biblique et ont professé que toutes les religions antiques, en particulier les religions solaires, étaient pour eux l'Ancien Testament. Quant à nous, païens d'hier et d'aujourd'hui, nous ne pouvons que constater notre totale étrangeté à tout ce que relate l'Ancien Testament. Nous ne descendons des Chaldéens ni par le sang et les instincts, ni par la culture. Que leurs partiels descendants se prétendent le peuple élu si cela les conforte, mais qu'ils ne nous demandent pas de les suivre dans cette affirmation et ses conséquences.
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