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Nebra et Goseck : le génie européen.
Encore des livres d'histoires qui vont devoir être réécrits ! Jusqu'à présent on nous apprenait que les plus anciennes observations cosmiques n'étaient attestées qu'en Mésopotamie. Encore et toujours, on nous a voulu faire croire que nos ancêtres européens n'étaient que des barbares sauvages et que la culture était née au Moyen-Orient. Mais voilà : l'archéologie au fur et à mesure des découvertes vient démontrer le contraire, nous l'avons déjà vu avec l'écriture. Maintenant c'est au tour de l'astronomie !
En 1999 a été découvert en Allemagne, à Nebra (Sachsen-Anhalt), un bien étrange disque en bronze dont voici une photo:

Après bien des examens les scientifiques ont reconnu qu'il s'agit d'un disque datant de 1600 avant notre ère reproduisant des connaissances astronomiques de l'époque. On y reconnait clairement la lune pleine ou un soleil, un croissant de lune, une barque solaire, ainsi que la constellation des Pléiades.

La plaque en or près du croissant solaire permet après analyse de calculer l'axe exact des solstices d'été et d'hiver comme le démontre la photo suivante:

Les matériaux utilisés et les références astronomiques démontrent aussi que le disque de Nebra est autochtone et n'a pas pu être importé d'une autre région. Les pléiades avait une importance pour l'agriculture dans l'antiquité européenne : Hésiode vers 700 avant notre ère expliquait que lorsque les pléiades au mois de Mars ne sont plus visibles commençait la saison des semances. Et lorsqu'au mois d'Octobre les pléiades étaient à nouveau visibles commençait la période de récolte. Ce qui est extraoridnaire avec le disque de Nebra, c'est qu'il est 900 ans plus vieux que les écrits d'Hésiode.
Les scientifiques ont également découvert que le disque avait été retravaillé 2 fois au cours de l'histoire. Une première phase du disque comportait seulement les arcs permettant le calcul des soltices et le croissant de lune. Cette phase lunaire du disque pourrait correspondre (si on approfondit un peu) aux connaissances des peuples pré-indo-européens comme la culture balkano-danubienne qui faisait principalement référence aux cultes lunaires et aux divinités de fécondité. En poussant un peu plus loin encore, on pourrait y voir la lointaine époque où l'on rendait culte uniquement aux Vanes.
Une deuxième phase du disque est le rajout du symbole solaire dans lequel on peut voir une précision des connaissances célèstes mais aussi l'apparition d'un nouveau culte solaire qui pourrait correspondre à l'arrivée des cultes solaires des Ases.
La 3è phase est celle de la barque solaire qui révèle un certain passage au mythe.
Le disque solaire selon d'autres conclusions pourrait aussi avoir servi de calendrier comme le démontrent les 2 photos suivantes:


Et voici une reconstitution très esthétique du cosmos selon le disque de Nebra:

Le disque solaire semble appartenir à un ensemble d'objets qui a été donné en offrande aux Dieux.

À 25km de Nebra toujours en Sachsen-Anhalt à Goseck, a été trouvé un fantastique lieu de culte solaire datant du Néolithique et plus vieux de 2000 ans par rapport au célèbre site de Stonhenge. À la différence de ce dernier, il fut construit en bois, et les dernières recherches archéologiques ont permis de le reconstituer. Ce site date donc de 5000 avant notre ère !
Comme Stonhenge, il permettait le calcul des solstices. Ce qui est particulièrement intéressant c'est le calcul angulaire pour les solstices : 97,3 degrés. C'est le même qui fut utilisé 3400 ans plus tard sur le disque de Nebra ! Ce qui prouve encore une fois l'aspect autochtone de ces connaissances. Il y a donc une continuité des connaissances astronomiques et religieuses tout au long de cette période de la préhistoire européenne. Ces connaissances n'ont pas été empruntées au Moyen-Orient et sont le plus pur produit du génie de nos ancêtres européens.
Ci-joint quelques vues du site de Goseck:

Goseck reconstitué


Source principale : P.M. History - Das grosse Magazin für Geschichte Juli2004.
Hathuwolf Harson
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